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CANDIDATURE DE OUATTARA : Le CRD pour un principe juridique communautaire fixant la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux.

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La Conférence des leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique dans un communiqué, dit apprendre avec beaucoup de préoccupation et d’inquiétude, le revirement spectaculaire du Président sortant de Côte d’Ivoire Monsieur Alassane Ouattara et observe pour s’en désoler cette récurrente propension des chefs d’Etat de notre sous – région à banaliser leur parole, à se dédire, et de la sorte, à jeter le discrédit sur tous les engagements qu’ils prennent à l’égard de leurs peuples.

La Conférence des leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique considère que Ouattara a effectué deux mandats successifs de Président de la République de Côte d’Ivoire (…) « et doit respecter sa parole, en laissant plus jeune que lui, dans son propre parti ou venant d’ailleurs, et donner à la Côte d’Ivoire une autre perspective de son choix dans la continuité ou dans la rupture ».

Elle a appelé Ouattara « à éviter absolument, pendant qu’il est encore temps, d’engager son pays, la Côte d’Ivoire qui lui a tout donné, dans une voie aux lendemains à la fois sombres et incertains pour ses intérêts privés, ceux de ses partisans et de ses alliés ».

La Conférence des leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique de militer enfin intensément pour un amendement au Protocole Additionnel de la CEDEAO en vue d’ériger en « principe juridique communautaire », la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux au maximum ; une limitation assortie d’une clause d’éternité.

Pour la Conférence des Leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique, cette condition est absolument nécessaire pour barrer la route aux aventuriers à la tête de nos Etats se prêtant au jeu du mandat de trop et qui, à la veille de chaque élection, exposent comme des irresponsables, nos pauvres et fragiles pays à la déstabilisation avec toujours de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels qu’il était pourtant raisonnable d’éviter.

La Conférence des leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique condamne enfin le stratagème devenu récurrent en Afrique de l’Ouest : « une réforme constitutionnelle menée lors de leur premier mandat qui laisse toujours la possibilité d’une interprétation équivoque de cette loi fondamentale par un conseil constitutionnel corrompu ouvrant la perspective d’un possible troisième mandat : Abdoulaye Wade, Alpha Condé, Alassane Ouattara y en ont eu recours ; Macky Sall a accompli le premier pas du même stratagème partagé par une réforme constitutionnelle qu’il livre aujourd’hui à des interprétations tout aussi équivoques par des éléments de son entourage, connus pour une subordination maladive à sa propre personne et qu’il instrumentalise lui-même, manifestement à sa guise ».

L’histoire édifiera sous peu sur ses intentions réelles, qu’il tente de camoufler, de prendre ou non le risque du mandat de trop, dont il a lui-même proclamé, en toute liberté, l’impossibilité de par l’esprit de la loi, conclut le Congrès de la Renaissance Démocratique…

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