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Limogeage : Comment Me Moussa Diop s’est tiré une balle dans le pied.

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Après six ans à la tête de la société de transport Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop a été relevé de ses fonctions par le président Macky Sall, ce mercredi 02 septembre. Il fait ainsi les frais de sa sortie médiatique contre le 3e mandat qu’il a qualifié de « coup d’Etat constitutionnel ».

Me Moussa Diop était l’invité de l’émission SENSHOW dont le thème du jour tournait autour du coup d’État intervenu au Mali. D’attaque, le Directeur de Dakar Dem Dikk a presque légitimé le coup de force des militaires du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) contre Ibrahim Boubacar Keïta.

« Si c’est la solution, faut y aller. Le peuple malien a beaucoup souffert. Je ne fais pas la promotion des coups d’État. On peut t’élire démocratiquement, mais si tu ne fous rien, on te met dehors. Entre deux mandats…», a soutenu énergiquement Me Moussa Diop qui ne « comprend pas l’organisation des législatives au Mali, au moment où Soumaïla Cissé, le chef de l’opposition est enlevé ».

Me Diop de renchérir que le coup d’État servira de leçon « à tout le monde ». « C’est une très belle leçon. Si seulement, en tant que gardien de la Constitution, tu es le premier à la torpiller, ça pose problème », enchaîne Me Moussa Diop qui faisait allusion principalement à la décision d’Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat, après le décès de son dauphin Amadou Gon Coulibaly. Sur ces entrefaites, il confirme que le « 3e mandat est un coup d’État constitutionnel ».

Il lâche le mot défendu sans vraiment le réaliser sur l’instant. Il venait pourtant de scier la branche sur laquelle il était assis. Depuis quelques temps, des velléités prêtées au président du Sénégal de briguer un troisième mandat a valu leurs postes au moins à deux responsables de la mouvance présidentielle.

En évoquant le sujet qui fâche, le président d’Aj Jotna savait pertinemment qu’il ne ferait pas l’exception. Ce, d’autant plus qu’il s’est embourbé dans ce qui pouvait provoquer un incident diplomatique avec les États membres de la CEDEAO.

En plus de tirer sur le régime d’Ibrahim Boubacar Keïta, il a torpillé la mission de médiation de l’organisation sous régionale au Mali. Une position qui n’épouse pas celle du Sénégal engagé dans la recherche de solution dans la crise malienne. Un directeur d’une société nationale nommé par décret ne pouvait l’ignorer…

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