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Par Matar NDAO : Le Président et son gouvernement nous ont laissé à la merci au virus.

Par Matar NDAO : Le Président et son gouvernement nous ont laissé à la merci au virus. C’est seul dans l’attitude et le civisme de chacun de nous que nous allons le vaincre.

Le Président Sénégalais et son gouvernement, ne cessent de répéter qu’ils prennent toutes les mesures pour protéger la population et éviter la propagation du virus.

Depuis de nombreux mois, des décisions contraignantes ont été prises, souvent contradictoires et difficilement justifiables, pour freiner ou limiter la propagation de la maladie. Cependant, les cas augments et les décès se multiplient. Qu’à fait l’état sénégalais, mis à part une communication outrancière ?

L’échec total, d’une gestion de la COvid-19

Ils ne pensent pas au secteur informel : ces pères et mères de familles devant se battre jour et nuit pour nourrir leurs familles, ce taximan, ce « Taxi sirouman », ce « may-Ngaman – vendeur de dibi», ce marchand ambulant qui doit quitter « le marché de Sandaga » pour la banlieue… Ils n’ont aucun accompagnement social, ni psychologie, ils sont laissés à la merci de la pandémie. Les jeunes, dont le principal passetemps était le sort, sont interdits d’aller sur les lieux de pratique : toujours sous « l’arbre » pour voir du thé du matin au soir : que sont-ils devenus ? Durant mon séjour au Sénégal, j’ai passé du temps à observer les comportements de la population, les formes physiques (la plupart d’entre eux ont pris énormément de poids pour certains), le niveau de croyance de la population vis-à-vis ce virus, le manque de morale et d’assistance des personnalités envers ce peuple…, des couvre-feux décrétés sans prendre en compte les travailleurs de nuit, des personnes testés POSITIFS à la COVID-19 sans assistances ni soins (Dieu pour tous, les médecins pour les riches)…

UNE AFFAIRE INDIVIDUELLE

La lutte contre ce virus est surtout une affaire individuelle de civisme et de bon sens. Éviter autant que faire se peut le contact avec autrui est le meilleur moyen d’éviter la contagion, pour autant que le virus ne soit pas propagé par les déplacements d’air, ce qui ne semble pas impossible. L’inconscience des individus est incroyable. Lors d’une cérémonie de funérailles, tous les participants correctement masqués et distancés font procession autour du cercueil. Nombreux, en geste habituel de compassion, les uns après les autres posent la main sur le cercueil, favorisant, peut mieux la propagation éventuelle du virus…

Il est inquiétant que le gouvernement prenne des mesures coercitives pour obliger les citoyens à respecter les mesures barrières, alors que leur application est diversement réalisée : aucune interdiction ni intervention contre les réunions ou cérémonies privées de dixième voire centaines d’individus.

Les personnes diagnostiquées POTITIFS au Virus ne sont pas assistés, ni suivi par un médecins dédiés. Ce sont les malades eux-mêmes qui se débrouillent pour se soigner. Une seule recommandation leur est donnée par : « rester chez soi et revenir faire le test 14 jours après ». Ceci est un abandon total des personnes au virus.

IL est fort probable que ce virus soit installé pour longtemps et vienne nous infecter à la manière des rhumes ou autres grippes hivernales. La perspective d’un vaccin n’est pas rassurante quand la durée de leur validation habituelle demande plusieurs années, et que l’on veut nous en proposer un ou plusieurs en seulement quelques mois.

La mise au point d’un médicament ne semble pas la priorité des gouvernements, à en juger par l’opposition faite à l’utilisation de l’hydroxy-chloroquine dont les résultats de l’IHU de Marseille semblent prouver l’efficacité (mortalité des patients traités >de 3 jours : 0,5 %).

Si l’on se réfère au taux de létalité apparent, calculé sur le ratio nombre de décès imputés au Covid19/nombre de cas confirmés de contaminations, on recensait au 24 juin 2020 478 221 décès dans le monde pour 9 295 365 cas confirmés. Cela donne un taux de létalité apparent global de 5,14 %.

Si on compare l’incidence de la Covid-19, selon les chiffres de l’INSEE, pour les six premiers mois de 2020 par rapport à la mortalité lors des périodes correspondantes de 2017, 2018 et 2019, on constate une surmortalité de 0,028 %, incluant la surmortalité des autres pathologies induites par le retard de prise en charge à cause de l’engorgement des services hospitaliers par le traitement de la Covid-19.

Au vu de ces statistiques, faut-il prendre les mesures gouvernementales au sérieux ? Risquons-nous davantage de contaminations après 22 heures ? Certes un couvre-feu limiterait la durée possible de contamination mais n’empêchera pas inconscients d’aller faire la fête dans des lieux privés !

La réponse positive sera dans l’attitude et le civisme de chacun de nous.
Nous devons nous priver de contacts lorsque cela n’est pas absolument nécessaire, un petit coup de fil ou une visio-communication apporte un soutien minimum sans risque à ceux qu’on aime. Il restera au gouvernement à gérer les conséquences économiques et sociales de ce changement de comportement imposé qui risque de durer.

 

Matar NDAO, Patriote Sénégalais vivant France

Originaire de Gandiaye / Kaolack

 

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