Hommage

[Retro-2019] Les personnalités qui nous ont quittés en 2019

L’année 2019 a été marquée par des pertes d’envergure. De la politique à la religion en passant par la musique et les médias, des personnalités de premier plan ont été arrachées à l’affection des Sénégalais. Ginfos revient sur le décès de ceux d’entre eux qui ont marqué l’année 2019.

Cheikh Béthio Thioune

Le décès du guide des Thiantakones aura pris de court l’opinion sénégalaise. Une mort qui intervient le 07 mai 2019, soit le lendemain de sa condamnation, par la justice sénégalaise à 10 ans de travaux forcés alors qu’il se trouvait en France pour des soins. Béthio était poursuivi devant le Tgi de Mbour pour complicité de meurtre dans l’affaire qui a coûté la vie à ses deux disciples, Bara Sow et Ababacar Diagne, le 22 avril 2012 à Médinatoul Salam. Ses coaccusés ont comparu pour meurtres avec usage d’actes de barbarie, association de malfaiteurs, recel de cadavres, inhumation sans autorisation administrative, crimes, détention d’arme sans autorisation, recel de malfaiteurs. L’homme dont la vie a été souvent marquée par de fortes polémiques, a laissé derrière lui, une succession polémique opposant son fils et sa troisième épouse.

Amath Dansokho, le révolutionnaire

Décédé le 23 août 2019 à l’âge de 82 ans, Amath Dansokho aura marqué la politique sénégalaise depuis les années 60. Une figure de la gauche panafricaine, journaliste de formation, il est acteur des alternances politiques en 2000 avec l’avènement d’Abdoulaye Wade au pouvoir, puis de Macky Sall en 2012 avec qui il est resté au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar. Le natif de Kédougou s’est très tôt engagé en politique avec le Parti africain pour l’indépendance (PAI) dès sa création en 1957, un parti de tendance marxiste-léniniste. Avant de créer, avec des militants communistes, le Parti de l’indépendance et du progrès (PIT), lequel sera acteur dans les deux alternances démocratiques connues par le Sénégal.

Ousmane Tanor Dieng : le diplomate

L’ancien collaborateur de Senghor puis d’Abdou Diouf, est resté opposant pendant les 12 années de gestion du régime Wade. Avant de revenir dans les grâces du pouvoir avec son successeur, Macky Sall qui le nomme à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Né le 02 janvier 1947, à Nguéniène (Mbour), Ousmane Tanor Dieng est resté secrétaire général du Parti socialiste, de 1996 à son décès le 15 juillet 2019, à Bordeaux en France. Le successeur de Diouf  la tête du Ps en 1996 fut « Un homme d’État d’une dimension exceptionnelle, un digne fils de la République dont le parcours constitue un exemple d’abnégation et un modèle d’engagement patriotique », témoignait la présidence sénégalaise, suite à l’annonce de son décès. Tanor laisse derrière lui un Parti socialiste qui se reconstitue, amputé de plusieurs membres que sont: Khalifa Sall, Aissata Sall, Barthélemy Dias…

Colette Senghor, retour parmi les siens

L’année 2019 aura également vu le décès, le 18 novembre, de Colette Senghor, la veuve du Président poète Léopold Sédar Senghor. Retranchée dans son manoir de Verson en France, Colette, conformément à ses vœux, a effectué son grand retour à la terre sénégalaise, au cimetière catholique de Bel-Air, aux côtés de son époux Léopold et de son fils, Philippe arraché très tôt à son affection suite à un accident de la route, au Sénégal, le 6 juin 1981. Âgée de 94 ans, la « Bourgeoise d’origine française qui aurait pu rejoindre le caveau familial sur la terre de France, avait souhaité à sa mort, rejoindre au cimetière de Bel-Air au Sénégal, son défunt fils Philippe qu’elle aimait tant, très tôt arraché à son amour… », a témoigné l’ancien président Abdoulaye Wade venu présenter ses condoléances à  la famille Senghor, le 4 décembre 2019.

Abdourahmane Camara, loyal et fidèle

Le groupe Walfadjiri qui a perdu son PDG Sidy Lamine Niass le 4 décembre 2018,  a été endeuillé cette année par le décès de Abdourahmane Camara, directeur de publication du quotidien Walfadjri et coordonnateur dudit groupe. Âgé de 65 ans, il est décédé au Maroc des suites d’une maladie, dans la nuit du samedi  au dimanche décembre. Il laisse derrière lui une famille et une rédaction orpheline.

Samba Diabaré Samb, la dernière note

L’année 2019 a été lourde en perte pour la musique sénégalaise, avec le décès de l’historien et griot Samba Diabaré Samb, co-créateur, en 1962, de l’Ensemble lyrique traditionnel du Théâtre Sorano de Dakar avec Amadou Niaye Samb. Un virtuose du Xalam « élevé à la dignité de Trésor humain vivant par l’Unesco », est également le grand-père de la chanteuse Aida Samb. Né en 1924 à Dahra Djoloff, décédé à l’âge de 95 ans, Samba Diabaré Samb avait été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques (1983), Officier de l’Ordre du Mérite (1984), Commandeur de l’Ordre du Mérite (1990) et Officier de l’Ordre des Arts et Lettres (2002).

Saloum Dieng, le « ndaga » orphelin

Il aura marqué  la musique traditionnelle dans les années 60. Saloum Dieng avait plus de 80 ans. Artiste chanteur, le père du célèbre titre Ndaga est décédé à Ndoffane (Kaolack) et était âgé d’au moins 80 ans.

L’année a également vu les disparitions de Doudou Issa Niass, maire socialiste de Biscuiterie, entre autres. La presse sénégalaise a également perdu des journalistes de renom : Mame Aly Konté ; Momar Seyni Ndiaye, Pape Mané, Paul Bouamo Touré…  Que la terre leur soit légère !

Catégories :Hommage, sénégal, Société

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