Economie

Senegal : Croissance (PIB) – Indicateurs et conjoncture

Croissance et compétitivité : une économie très dynamique

xxx

Faisant suite à la période 2008-2013 de croissance du PIB faible (2,5% par an en moyenne) intégralement absorbée par la croissance démographique, l’économie sénégalaise a rebondi en 2014. Il s’en est suivi deux années consécutives enregistrant des taux de croissance supérieurs à 6% (6,5% en 2015, 6,6% en 2016). En 2017, la croissance s’est établie à un niveau record de 7,2%, premières retombées économiques des investissements publics, et un tassement à 6,2% en 2018, en raison d’une faible pluviométrie et de la hausse du prix du baril. Les perspectives à court et moyen terme demeurent favorables avec un taux de croissance estimé à 6,9% en 2019 et 7,5% en 2020. Ce niveau de performance est le résultat d’une amélioration dans la conduite de la politique économique, via les investissements liés au Plan Sénégal Emergent (PSE) et les réformes structurelles qui l’accompagnent.

L’année 2018 a été marquée par la signature des premiers contrats relatifs à l’exploitation du pétrole et du gaz offshore, qui contribueront à diversifier l’économie. Kosmos a réalisé la plus grande découverte de gaz en 2015 à la frontière sénégalo-mauritanienne, le gisement Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ils sont rejoint en 2016 par British Petroleum (BP), prenant 61% de participation directe. Cairn Energy/Woodside a annoncé en 2014 la découverte de deux puits de pétrole (SNE et FAN) sur le bloc Sangomar et le premier à entrer en exploitation sera le gisement SNE. L’impact sur la croissance sera significatif en début d’exploitation, avec des pics de taux de croissance du PIB prévus à 11,6% et 10,4% en 2022 et 2023.

L’économie sénégalaise dépend encore significativement de son secteur primaire (16% du PIB et 50% des emplois), en particulier l’agriculture qui est sujette aux fluctuations des cours mondiaux et aux aléas climatiques. Le secteur secondaire représente 23% du PIB et le tertiaire 61%. (source : FMI, Dpee)

Le déficit courant, malgré un niveau élevé en raison de la hausse des importations en biens d’équipement provoquée par les investissements en infrastructures, reste stable à 7,3% en 2018. L’inflation est inférieure à 2% depuis 2012 et a ralenti à nouveau à 0,7% en 2018 et se projette à 1,3% en 2019 (comme en 2017).

Les finances publiques constituent le principal point de vigilance. Malgré des indicateurs qui tendent vers un risque modéré, l’analyse de viabilité de la dette (AVD) reste dans la limite de faible à modérée, tout en étant qualifiée de « borderline ». En 2018, l’endettement public est évalué à 64,5% du PIB. Néanmoins, en 2019, il pourrait diminuer pour s’établir à 61,9% du PIB. La mobilisation des recettes reste un sujet central et le Sénégal affiche une performance encore loin de l’objectif UEMOA des 20% du PIB en 2023. La pression fiscale atteint 15,3% en 2018 avec un objectif de 17% en 2019. Le déficit budgétaire équivaut 3,7% du PIB en 2018 et l’objectif de 3% du PIB, conformément à la cible fixé par l’UEMOA,  est visé en 2019.

Le stock total d’IDE au Sénégal est passé de 3 772 MUSD en 2016, à 4 858 MUSD en 2017, pour bondir à 5 304 MUSD en 2018 (soit +42% entre 2016 et 2017 et +9% entre 2017 et 2018). Le ratio stock d’IDE sur PIB, qui se situait à 13% en 2010, atteint 23% en 2018. Les flux d’IDE entrants au Sénégal passent de 587 MUSD en 2017, à 629 MUSD en 2018 (+7%) et représentent 7% des flux totaux en Afrique de l’Ouest. (source : CNUCED)

xxx
Le commerce extérieur

En 2018, les échanges extérieurs du Sénégal ont globalement été dynamiques, avec une croissance de 11% par rapport à 2017. Parmi les 10 premiers pays fournisseurs du Sénégal, l’Union Européenne concentre 46% des échanges. En 2018, les exportations sénégalaises s’élèvent à 1 669 Mds XOF (2 544 MEUR), soit une progression de plus de 12,3%, par rapport à 2017. La Suisse devient le premier client du Sénégal, devant le Mali, avec 301 Mds XOF (459 MEUR) de produits exportés en 2018 (+71% par rapport à 2017), comptant pour 18,1% du total des exportations sénégalaises. La France quant à elle se place en 9ème position, à 45 Mds XOF (69 MEUR), soit une augmentation de 5%.

xxx

Merci de laisser vos commentaires !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.