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Top BannerPolitique Mimi Touré, « l’électron libre » s’offre la couverture de JA

L’ancienne Première ministre du Sénégal et ex-directrice de campagne du candidat Macky Sall a des ambitions et ne les cache pas. Le magazine panafricain « Jeune Afrique », dans son numéro paru en kiosque cette semaine, offre sa couverture et ouvre ses colonnes (4 pages) à un « électron libre », Aminata Mimi Touré, Présidente du Conseil économique social et environnemental (Cese).

Agée de 56 ans, Mimi Touré a des ambitions et les cache mal. Du moins on lui en prête dans l’entourage présidentiel. « Elle n’a jamais affiché ses ambitions, mais il y a beaucoup de suspicions, plus ou moins fondées, autour d’elle », souligne un cadre de la majorité présidentielle, repris par JA.

Mais l’intéressée, elle, voit plus haut que la Primature qu’elle a déjà occupée, ou encore le Cese qui fait d’elle la troisième personnalité de l’État. Au plan local, Mimi, qui n’a pas su s’imposer devant Khalifa Sall qui a remporté la mairie de Dakar en 2014, ne s’interdit pourtant aucune ambition, s’agirait-il de succéder à Macky Sall à la tête de l’État, elle fait confiance au deuxième sexe. « Il serait bien qu’il y ait une présidente au Sénégal. Elle admet aussi qu’il « n’y a pas de politicien sans ambition ». Mais il ne faut pas qu’elle soit obsessive, il faut qu’elle soit réaliste et qu’elle se pose au moment opportun », souffle Aminata Touré, dans JA.

Pour la femme politique qu’elle est, mariée trois fois, mère de trois enfants et aujourd’hui grand-mère, « Les Sénégalais ne se préoccupent pas du genre ou de l’âge des candidats. Ils jugent d’abord sur leurs qualités intrinsèques ».

Quid de ses relations avec le chef de l’État ? Entre Mimi et le président Macky Sall, « parfois c’est le grand amour. Et parfois, il y a de l’eau dans le gaz », confie un intime du chef de l’État au sujet de celle dont l’image reste collée à la traque des biens mal acquis. Traque qui n’a pas épargné son ex-mari, Oumar Sarr du Pds (opposition), souligne le confrère.

Défaite par Khalifa Sall aux élections locales de 2014, Mimi pourrait se peser encore une fois, pour connaitre son poids politique lors des prochaines échéances électorales, initialement prévues en décembre 2019. Un grand test en attendant la présidentielle de 2024 qui ne devrait pas voir postuler, son mentor, Macky Sall qui bouclera ses deux mandats à la tête de l’État.

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