actualité

Transfert de gazelles vers la ferme du ministre de l’intérieur : Les dessous du protocole « Kilim »

48268916-37942406

« Kritik » l’a évoqué et libération confirme que ce sont bien trois gazelles Oryx qui ont été mises à la disposition de la réserve Kilim qui appartient au ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

Le protocole signé dans ce sens entre Aly Ngouille Ndiaye et le directeur des parcs nationaux, colonel Boucar Ndiaye, a été approuvé le 2 Février 2020 par le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall.

Des transferts ont été aussi effectués vers la réserve de Bandia où les visiteurs payent pour voir ces animaux. Combien de gazelles Oryx sont concernées par cette dernière opération ? Mystère et boule de gomme.

Joint hier au téléphone, un proche du ministre de l’intérieur confirme : « la direction des parcs nationaux (DPN), dans sa politique de valorisation des ressources fauniques, a décidé d’impliquer le secteur privé national. Aussi, Aly Ngouille Ndiaye, propriétaire d’une ferme à Linguère, ayant introduit une demande antérieure à la nomination d’Abdou Karim Sall, s’est vu confier la garde des dites bêtes. Il faut qu’on arrête de voir des scandales partout car l’objectif de ce protocole est de créer un noyau de repeuplement d’espèces sahélo-sahariennes en voie de disparition, pour le compte de l’État du Sénégal ».

Dans le protocole obtenu par Libération, il a été notifié à Aly Ngouille Ndiaye, entre autres obligations, de supporter toutes les charges liées à la capture et au transfert des animaux dans sa réserve ; d’assurer le suivi sanitaire et la bonne alimentation des bêtes, mais aussi la sécurité des lieux pour éviter les échappées d’animaux hors du site ou de favoriser le croisement entre espèces voisines et de loger les gazelles Oryx dans un environnement adapté.

Ces conditions sont-elles respectées ? « La ferme d’Aly Ngouille Ndiaye fait 40 hectares. D’ailleurs ces Oryx ont déjà commencé à se reproduire », assure le proche du ministre de l’intérieur qui indique que ce dernier « a commencé à exploiter sa ferme depuis 2004 ».

Selon lui, « une trentaine d’employés y sont en permanence en activité. Avec diverses espèces animales et végétales, la biodiversité y est quasi exceptionnelle. Chaque année, des étudiants de l’école nationale d’agriculture et d’autres écoles, s’y rendent dans le cadre de leurs recherches. Le souhait d’Aly Ngouille Ndiaye était de permettre aux jeunes du Djolof de voir de tels animaux sans faire le déplacement jusqu’à Mbour (ndlr, réserve de Bandia). D’autres espèces ont été commandées dans la même intention ».

Merci de laisser vos commentaires !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.